Description :
Le Premier Jour
Du Reste De Ta Vie...
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être Cinéphilien,
Truffaldien...
Maëlien...
hyper[Gondry]aque...
un monde sans haine, sans guerre, qui grandit...
un endroit pour ceux qui passent... à qui veut bien l'entendre...
penser à se perdre sans dormir sur des yeux qui ont tout à dire...
le monde s'écroule de manière subtile... mais notre pays est plus beau encore... et nos enfants sont bien plus forts...
un endroit pour ceux qui restent.... et s'il n'en reste qu'un... nous serons tous celui là... dans cette vie en conserve...
ouvrir enfin les yeux
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[ D'après la princesse de Clèves, de Madame de La Fayette ]
Exclu Inter-galactique... Alors qu'il ne sort que mercredi prochain dans les salles, il fallait être de ces quelques privilégiés à l'affut & menés par leur appétit cinématographique de lynx qui ont pu en avant première découvrir le dernier opus de Christophe Honoré,La belle personne. Parce qu'il a été tourné en Janvier 2008, « Les chansons d'amour » en Janvier 2007 & « Dans Paris » en Janvier 2006, le tout avec des similitudes en filagramme, La belle Personne semble clore la « trilogie hivernale » de Christophe Honoré.
Plus de 3 fois sur 4 lorsque je mentionne le nom de ce cinéaste autour de moi, les même répliques fusent : « Qui ça ? » ... « Christophe qui ? » A partir de là, où se positionner dans la sphère Honoré lorsqu'il est question de son nouveau film pour ne frustrer personne... Alors je ne me placerais pas mais laisserais l'esprit vagabonder... à vous de suivre, de bailler, soupirer, de sauter des paragraphes pour vous rendre directement sur celui concernant Louis Garrel, voir de jurer dans votre fort intérieur de jamais au grand jamais voir ne serait ce qu'un film de ce Christophe Honoré en souvenir de cet article qui aura pollué votre journée et votre weekend... Puis pour ceux, curieux d'un cinéma hérité de Truffaut, retour dans une sphère Familière & Novatrice...
Téléfilm ou film... La est la question... A vrai dire la réponse importe peu tant c'est le fond qu'il faut entrevoir... Même s'il a sa place autant dans le téléfilm que le film...
Comment reconnaître les plans de caméra d'un cinéaste d'auteur ? Par sa marque, sa signature personnelle enveloppant... Honoré donne une place de choix à son spectateur, l'insérant dans les remous intérieurs des personnages exprimés par leurs façades extérieures... Il les rend complice de ce que les autres protagonistes ignorent...
Honoré, un cinéastes mélomane... avec Alex Beaupain, son compositeur, proche ami, toujours dans les parages... même si les fervents supporters des Chansons d'amours peuvent néanmoins regretter sa présence moindre... les allées de parc, Grégoire Leprince-Ringuet poussant la chansonnette le temps d'une séquence puis les présences furtives de Clothilde Hesme & Chiara Mastroianni nous repousse un an en arrière... Clins d'½il que l'on s'amuse à attraper au passage...
Je ne tournerais pas des heures sur la figure de Louis Garrel ... Juste repenser à ces magnifiques plans de caméra lents et progressif le sublimant... provoquant une lecture de visage plus explicite encore que les mots... Un paysage à lui seul... La encore la ressemblances des plans observateurs et languissant avec ceux sur Junie lie de plus bel ces deux personnages attirés l'un par l'autre mais ne pouvant s'approcher... Pour en revenir à Lui Louis...Tout le monde sait qu'il s'agit de l'acteur le plus gracieux, époustouflant d'expressivité, naturel de notre temps & de sa génération... [ Bon, juste pour le plaisir alors :* ] Message aux réalisateurs américains : Laissez le nous encore un peu avant de lui faire franchir l'atlantique...
L'amour... Une fois de plus la vision du cinéaste, sa sensibilité, que l'on commence a cerner, s'affirme... sous différentes formes, ses conséquences, ses questionnements... Aller à l'essentiel sans un dialogue excessif... un même problème de la cour d' Henri II jusqu'à notre XXI ème siècle... appelant un romantisme aérien dans la « toile complexe des relations humaines »...
Vrai qu'on se laisse embarquer dans ce lycée rappelant un peu trop le collège Berthelot dans son esthétique avec galeries & balcons et dans ce cours d'Italien pouvant déclencher une frénésie de demande pour la pratique de cette langue... Le fil d'une histoire qui ne rompt jamais par ses personnages esthètes, fidèles a eux même, torturés, le scénario tient le rythme d'un cinéma aux allures vieillottes d'un Truffaut réincarné rencontrant les débuts de Klapish, en une ½uvre picorant des brins de ses précédents opus... intemporel...
Qu'a cela ne tienne, l'après la Belle Personne s'annonce deja prochainement...
Pourquoi Eux ? Mais alors pourquoi Vous ? Nous ? Toi ? Moi ? Eux... Peut être ont ils représenté inconsciemment dans mon enfance ces artistes idéaux, ce couple idéal... Cet homme... Indépendant... Rassurant... Authentique... Loin des strass & paillettes... Sa pudeur... Diego... Cette paire d'êtres complices, indestructible... Les p'tites cassettes que j'introduisaient dans le magnétophone avec au bout sa voix... Ce Piano... La Déclaration... Ce voyage enfantin dans leur région, sur leurs pas presque... Cette Orange Bleue... La Légende De Jimmy... Puis il y a eut ce court de tennis... Qu'importe, ils ont pu vivre leur folie, celle d'avoir mêlé leurs deux vies...
Pourquoi cette recherche d'exclusivité, de regards qui se cherchent, de bras qui se referment sur nous et ne nous lachent plus ? Pourquoi prendre ce risque de souffrir à nouveau par la suite ? Pourquoiespérer qu'il ne pense et ne pensera à aucune autre autant qu'à nous ? Pourquoi vouloir croire que l'Amour ne tournera plus le dos ? Pourquoi se rassurer que ce droit de tomber sur une perle nous est accordé à nouveau ? Pourquoi le privilégier, lui ? Pourquoi vouloir encore s'investir lorsque le passé ne nous a pas vraiment gaté ? ... Pourquoi cette peur des illusions... De donner dans le vide tellement rien n'est jamais acquis... puisque tout peut s'envoler en une fraction de seconde...
Ces couples soudés... Ces faux couples maniant l'apparat, l'apparence... Ceux fébriles... Ceux vivant d'amour & d'eau fraiche... Ceux routiniers... Ceux étalant leur bonheur... Ceux préférant vivre cachés... Ceux bercés par les illusions... Ceux encore ignorant qu'il seront en couple dans les jours qui arrivent... Ceux qui ne le seront plus... Ceux existant aux rythmes de projets... Ceux qui s'aiment en silence... Ceux qui se détruisent... Ceux qui ne se regardent même plus, ne se parlent plus, ne se touchent plus... Ceux se donnant la force de survivre... Ceux heureux tout simplement... Ceux d'un jour... Ceux de toujours... Il n'y a aucune logique, n'est ce pas ? Aucune.
Tu vois, ces jours qui se sont embriqués les uns aux autres... On les fait notre avec peut être comme but la réussite de savoir pertinemment, tendre vers ce qu'il nous faut... ou ne nous faut pas... Que cet être te ressemble dans ce qu'il est... un peu plus qu'un peu... Pas Trop ? ...A quoi vont mener ces Craintes en nous... Ces Rêves... Que les vagues quoi qu'il arrive nous ramènent l'un vers l'autre... Que cette liberté est comprise dans l'autre... Que les cartes sont entre nos mains et que rien ni personne d'autre ne peut interférer... Que le destin n'est qu'un objet entre nos puissantes paumes, un objet que l'on prend pour témoin lorsqu'on se défile ou qu'on prefère s'en laver les mains, se déresponsabiliser un peu... Un objet qu'il est bon d'entrevoir en face pourtant... La fatalité est si peu... La vie est. Tortueuse... Souriante... Tortillante... Insoupconnable... Dans des êtres... Peut être un peu plus d'en un.
...Rien n'est semblable dans ce monde de la Nuit... Les Corps se lachent... Les Statues s'animent, se colorisent... Suaves, les Ombres se frôlent... Brouhaha de chaises aux terrasses... Tangent, le Regard des Ruelles, Silencieuses et Ocres...